Les 749 · Hérault

Jean-François Curée

Département
Hérault
Naissance
21 décembre 1756, à Pézenas
Mort
1835
Ordre en 1789
Tiers état — Propriétaire vivant de ses terres à Saint-André, dans l'Hérault, au moment de la Révolution — l'ouvrage de 1966 le dit cultivateur ; son titre de comte de la Bédissière est un titre d'Empire de 1808.

Jean-François Curée naît à Pézenas, en Languedoc, en 1756, et vit de ses biens à Saint-André en 1789. Membre du directoire de l'Hérault en 1790, il est élu par ce département à l'Assemblée législative, où il ne joue aucun rôle, puis à la Convention. Il y siège obscurément dans la Plaine : il tient le roi pour coupable, refuse l'appel au peuple, demande la réclusion pendant la guerre et la déportation à la paix, et vote le sursis. Rentré chez lui après la session, il revient siéger aux Cinq-Cents en l'an VI. Favorable au 18 brumaire, il entre au Tribunat et y propose en 1804 l'hérédité impériale ; sénateur en 1807, comte de la Bédissière l'année suivante, il quitte la vie publique en 1814 et meurt en 1835.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la réclusion pendant la guerre, et la déportation à l'époque de la paix

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJean-François CuréeConte 1966, p. 51, 304 · Fiche vérifiée le 18 août 2026