Les 749 · Hautes-Pyrénées

Jean-Bertrand Féraud

Portrait de Jean-Bertrand Féraud
François Bonneville · Public domain · Wikimedia Commons
Département
Hautes-Pyrénées
Naissance
Arreau
Mort
20 mai 1795, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de Jean-Baptiste Féraud, notaire royal à Arreau, et frère de notaires : famille roturière de la vallée d'Aure.

Jean-Bertrand Féraud naît à Arreau, dans la vallée d'Aure, fils d'un notaire royal. Capitaine de la garde nationale de la vallée, il paraît à la fête de la Fédération en 1790, puis les Hautes-Pyrénées l'élisent à la Convention le 5 septembre 1792, cinquième sur six. Il siège dans la Plaine, proche des Girondins. Au procès de Louis XVI, il conclut à la culpabilité, rejette l'appel au peuple, vote la mort au nom de la Déclaration des droits et refuse le sursis. Plusieurs fois blessé aux armées des Pyrénées puis du Rhin, il commande la force armée sous Barras au 9 thermidor. Le 1er prairial an III, il est tué en s'opposant à l'invasion de la salle ; sa tête, portée au bout d'une pique, est présentée au président Boissy d'Anglas.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : La mort, sans appel ni sursis. Les bancs hauts : le profil de vote le plus tranché contre le roi — refus de renvoyer le jugement au peuple, la mort, refus du sursis.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJean-Bertrand FéraudConte 1966, p. 147, 363 · Fiche vérifiée le 19 août 2026