Les 749 · Seine-Inférieure

Jean-Baptiste Yger

Département
Seine-Inférieure
Naissance
novembre 1747, à Cany-Barville (Seine-Maritime)
Mort
21 juillet 1812, à Cany-Barville (Seine-Maritime)
Ordre en 1789
Tiers état — Avocat à Cany avant la Révolution, sans charge anoblissante connue ; il ne figure pas parmi les députés du bailliage de Caux en 1789, et l'office de procureur du roi au bailliage de Cany y était tenu par Cherfils. Conte le dit avocat lui aussi, sans lui prêter de qualité nobiliaire.

Né en novembre 1747 à Cany, dans le pays de Caux, il fait ses études au collège Louis-le-Grand, où il remporte un prix d'honneur de rhétorique, puis exerce le métier d'avocat avant la Révolution. Maire de sa ville puis juge à son tribunal, Yger est élu le 5 septembre 1792 quatrième sur seize députés de la Seine-Inférieure à la Convention. Il y siège avec les modérés. Au procès de Louis XVI il déclare le roi coupable, se prononce pour le renvoi du jugement au peuple, demande au troisième appel nominal la réclusion pendant la guerre et le bannissement ensuite, puis vote le sursis. Il dénonce à la Convention l'espionnage exercé sur les falaises au profit de l'Angleterre. Il retourne à Cany-Barville, où il meurt en 1812.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    détention pendant la guerre et le bannissement après

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

SourcesSycomore, Assemblée nationalearchive.orgarchive.orgarchive.orgConte 1966, p. 176, 381Jean-Baptiste Yger · Fiche vérifiée le 19 août 2026