Les 749 · Aude

Jean-Baptiste Marragon

Portrait de Jean-Baptiste Marragon
CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons
Département
Aude
Naissance
10 juillet 1741, à Luc-sur-Aude
Mort
1 avril 1829, à Bruxelles
Ordre en 1789
Tiers état — Commis de bureau chez le directeur général du canal du Languedoc en 1789, ainsi que le confirme Arthur Conte, sans charge ni état ecclésiastique.

Né en 1741 à Luc-sur-Aude, Jean-Baptiste Marragon était commis chez le directeur général du canal du Languedoc, dont il épousa la fille ; il avait pour beau-frère le conventionnel Ramel de Nogaret. Gagné aux idées nouvelles, il devient le premier maire constitutionnel de Carcassonne, puis membre du directoire de l'Aude, qui l'envoie à la Convention en septembre 1792. Au procès du roi, il le déclare coupable, demande la ratification du jugement par le peuple, vote la mort et refuse le sursis. Il siège aux comités d'agriculture et de travaux publics et présente des plans sur la navigation intérieure. Membre puis président du Conseil des Anciens, ministre plénipotentiaire près les villes hanséatiques, receveur général, il est exilé comme régicide en 1816 et meurt à Bruxelles en 1829.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    La mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Non

Profil de vote : Profils mixtes. Le centre : la mort sans condition mais oui à l'appel au peuple, la mort refusée à l'appel mais assortie d'un sursis, la mort sous condition… les combinaisons que ni l'un ni l'autre bord ne revendique. Nul n'y a voté contre la mort — ceux-là ont désormais leur propre profil.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJean-Baptiste MarragonConte 1966, p. 223, 418 · Fiche vérifiée le 19 août 2026