Les 749 · Gironde

Jean-Baptiste Boyer-Fonfrède

Portrait de Jean-Baptiste Boyer-Fonfrède
François Bonneville · Public domain · Wikimedia Commons
Département
Gironde
Naissance
5 décembre 1760, à Bordeaux
Mort
31 octobre 1793, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de Pierre Boyer-Fonfrède, l'un des principaux négociants de Bordeaux ; famille de commerce roturière, sans noblesse ni état ecclésiastique.

Jean-Baptiste Boyer-Fonfrède appartient à l'une des grandes maisons de négoce de Bordeaux : son père y arme des navires et possède des plantations à esclaves. Formé au commerce après avoir songé aux ordres et aux missions lointaines, il séjourne dans les Provinces-Unies, épouse en 1786 Jeanne-Justine Ducos et devient officier municipal de sa ville. La Gironde l'envoie à la Convention en septembre 1792 avec 408 voix. Orateur écouté du groupe girondin, il attaque Marat à plusieurs reprises et siège à la commission des Douze. Au procès, il vote la culpabilité, écarte l'appel au peuple, demande la mort et refuse le sursis. Compris dans l'accusation portée contre les chefs girondins, il est condamné par le Tribunal révolutionnaire et guillotiné à Paris avec Vergniaud le 31 octobre 1793.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : La mort, sans appel ni sursis. Les bancs hauts : le profil de vote le plus tranché contre le roi — refus de renvoyer le jugement au peuple, la mort, refus du sursis.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJean-Baptiste Boyer-FonfrèdeJean-Baptiste Boyer-FonfrèdeConte 1966, p. 47-48, 303 · Fiche vérifiée le 18 août 2026