Les 749 · Seine-Inférieure

Jacques-Christophe-Luc Mariette

Département
Seine-Inférieure
Naissance
18 octobre 1760, à Creully (Calvados)
Mort
7 janvier 1821, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Avocat au parlement de Rouen en 1789, qualité que reprend Arthur Conte : profession libre, non pourvue d'office, qui n'anoblissait pas, contrairement aux charges de conseiller de la même cour.

Né en 1760 dans le Bessin, Jacques-Christophe-Luc Mariette était avocat au parlement de Rouen avant la Révolution, puis juge de paix dans cette ville. La Seine-Inférieure l'élut à la Convention en septembre 1792, douzième sur seize. Il déclara au procès du roi opiner comme législateur et non comme juge : il le tint pour coupable, demanda l'appel au peuple, se prononça pour la détention pendant la guerre puis le bannissement, en réservant la mise à mort si les puissances étrangères intervenaient en sa faveur, et vota le sursis. Chargé après thermidor d'une mission dans le Midi qui lui valut de vives accusations, député aux Cinq-Cents, prévôt des douanes à Anvers sous l'Empire, puis commissaire de police du quartier du Temple, il mourut à Paris en 1821.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    détention pendant la guerre, et bannissement ensuite, et néanmoins pour la mise à mort dans le cas où les puissances étrangères feraient quelques efforts en sa faveur

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleGallica, BnFJacques MarietteConte 1966, p. 176, 383 · Fiche vérifiée le 19 août 2026