Les 749 · Morbihan

Guillaume Michel

Département
Morbihan
Naissance
29 décembre 1736, à Corbeville, commune de Saint-Martin-des-Champs (Yvelines)
Mort
14 juin 1811, à Lorient (Morbihan)
Ordre en 1789
Tiers état — Négociant établi à Lorient, qualité que confirme le récit d'Arthur Conte ; ni charge anoblissante ni état clérical, et le procès-verbal d'élection le porte archer de la marine.

Né en 1736 à Corbeville, paroisse de Saint-Martin-des-Champs près de Paris, Guillaume Michel s'établit négociant à Lorient. Secrétaire de la municipalité de cette ville en 1792, et porté archer de la marine au procès-verbal d'élection, il fut choisi en septembre par le Morbihan pour siéger à la Convention, septième sur huit. Il opina avec les modérés : il déclara Louis XVI coupable, écarta l'appel au peuple, demanda la réclusion pendant la guerre puis la déportation dès que la sûreté publique le permettrait, et vota le sursis. Chargé plus tard de parcourir les côtes et les îles du Finistère et du Morbihan pour y relever la pêche, il entra au Conseil des Anciens et devint receveur des contributions. Il mourut à Lorient en 1811.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    réclusion pendant la guerre et ensuite déportation, dès que la sûreté publique le permettra

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleGuillaume Michelarchive.orgarchive.orgConte 1966, p. 96, 338 · Fiche vérifiée le 19 août 2026