Guillaume-Julien-Pierre Goudelin
- Département
- Côtes-du-Nord
- Naissance
- 27 janvier 1765, à Sévignac (Côtes-du-Nord)
- Mort
- 24 décembre 1826, à la Ville-Goudelin, commune de Dinan
- Ordre en 1789
- Tiers état — Fils d'un avocat à la cour qualifié « noble maître », honorifique donné en Bretagne aux avocats et bourgeois notables et non à la noblesse, qui portait « écuyer » ; lui-même avocat. À la tribune, en janvier 1793, il rappela avoir combattu à Rennes le 26 janvier 1789, lors des troubles qui opposèrent la noblesse bretonne et la jeunesse du tiers état.
Guillaume-Julien-Pierre Goudelin naquit en 1765 à Sévignac, dans le diocèse de Saint-Malo, d'un avocat portant le nom de terre de la Huchardais. Avocat à Broons, il administra le district de cette ville. Les Côtes-du-Nord l'envoyèrent en septembre 1792 à la Convention, huitième et dernier de la députation, où il prit place parmi les modérés. Au procès de Louis XVI, il déclara le roi coupable, se prononça pour l'appel au peuple puis, contestant qu'on lui eût donné la qualité de juge et rappelant avoir pris les armes à Rennes en janvier 1789, vota la réclusion suivie du bannissement à la paix et accorda le sursis. Élu au Conseil des Cinq-Cents en l'an IV, il devint ensuite juge au tribunal civil de Dinan et mourut près de cette ville en 1826.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
réclusion jusqu'au moment où la fin des dangers de la patrie permettra de le bannir avec sa famille, ou jusqu'à l'instant où une nouvelle invasion de notre sol obligerait la Convention de faire tomber sa tête sur l'échafaud, après la demande du peuple
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
oui