Les 749 · Sarthe

Gabriel-René-Louis Salmon

Département
Sarthe
Naissance
21 septembre 1764, à Mézières-sous-Lavardin (Sarthe)
Mort
9 octobre 1821, à Mézières-sous-Lavardin (Sarthe)
Ordre en 1789
Tiers état — Fils d'un notaire royal qui était aussi procureur fiscal d'une seigneurie et avocat, lui-même notaire à Mézières : charges de justice subalterne qui n'anoblissaient pas.

Né en 1764 à Mézières-sous-Lavardin, dans le Maine, fils d'un notaire royal qui était aussi procureur fiscal d'une seigneurie voisine, Gabriel-René-Louis Salmon exerçait lui-même le notariat. Maire en 1790, administrateur de la Sarthe, il fut élu en 1791 député de ce département à l'Assemblée législative, puis réélu à la Convention, troisième sur dix. Au procès, il déclara le roi coupable, écarta l'appel au peuple, vota la réclusion pendant la guerre et l'expulsion du territoire après la paix, et se prononça pour le sursis. Signataire de la protestation contre le 31 mai 1793, décrété d'arrestation en octobre, il fut réintégré en décembre 1794. Il siégea aux Cinq-Cents, puis, désigné par le Sénat conservateur, au Corps législatif de 1803 à 1809, et mourut dans sa commune natale en 1821.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    réclusion pendant la guerre, et expulsion du territoire de la République après la paix et l'établissement de la Constitution

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleGabriel-René-Louis SalmonGallica, BnFConte 1966, p. 166, 378 · Fiche vérifiée le 19 août 2026