François-Agnès Montgilbert
- Département
- Saône-et-Loire
- Naissance
- 1 novembre 1747, à Autun (Saône-et-Loire)
- Mort
- 1 juillet 1796, à Paris
- Ordre en 1789
- Tiers état — Fils de Jean Mongilbert, tisserand de toile à Autun, et notaire à Bourbon-Lancy avant la Révolution, double qualité que confirme le récit d'Arthur Conte ; le nom est absent du catalogue de la noblesse convoquée en Bourgogne.
Né en 1747 à Autun, fils d'un tisserand de toile, Montgilbert était notaire à Bourbon-Lancy lorsqu'il embrassa la Révolution. Élu premier suppléant de Saône-et-Loire en septembre 1792, il entra à la Convention dès la fin du mois pour remplacer Cloots, qui avait opté pour l'Oise. Au procès de Louis XVI, il refusa la qualité de juge, rejeta pour ce motif l'appel au peuple, puis se prononça comme législateur : le roi avait mérité la mort, mais l'exécution devait être différée jusqu'à la paix et l'affermissement de la Constitution, sauf invasion nouvelle du territoire. Il demanda ensuite que Bourbon-Lancy quittât son nom royal pour celui de Belle-Vue-les-Bains. Non réélu en 1795, devenu commissaire du Directoire, il mourut à Paris en 1796.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
La mort avec sursis jusqu'au moment où la République jouira pleinement des bienfaits de sa nouvelle Constitution et que la paix sera solidement établie, exécution du décret dans le cas d'une nouvelle invasion du territoire
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Oui.