Les 749 · Somme

Eustache-Benoît Asselin

Département
Somme
Naissance
14 novembre 1735, à Nesle (Somme)
Mort
5 décembre 1793, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Homme de loi picard, avocat au bailliage de Ham puis au parlement de Paris selon les sources en ligne, notaire fils de notaire selon Conte : dans tous les cas sans office anoblissant ni état ecclésiastique.

Eustache-Benoît Asselin naquit à Nesle, en Picardie, en novembre 1735. Homme de loi, il plaida au bailliage de Ham puis au parlement de Paris et publia en 1790 un ouvrage sur les coutumes du gouvernement, de la prévôté et du bailliage de Chauny. Juge au tribunal de Péronne, il fut élu par la Somme à la Convention en septembre 1792 et prit place dans la Plaine, où il suivit son collègue Rivery. Au procès, il déclara le roi coupable, écarta l'appel au peuple, demanda la détention pendant la guerre puis la déportation à la paix, et accorda le sursis. En juin 1793, il protesta avec huit collègues du département contre les journées des 31 mai et 2 juin. Il mourut à Paris le 5 décembre 1793, d'une longue maladie.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    détention pendant la guerre et déportation à la paix

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleEustache-Benoît AsselinConte 1966, p. 181, 389 · Fiche vérifiée le 18 août 2026