Charles-Zachée-Joseph Varlet
- Département
- Pas-de-Calais
- Naissance
- 6 mai 1733, à Saint-Omer (Pas-de-Calais)
- Mort
- 19 mars 1811, à Hesdin (Pas-de-Calais)
- Ordre en 1789
- Tiers état — Ingénieur militaire parvenu à lieutenant-colonel du génie, corps qui recrutait sur examen et restait ouvert aux roturiers, et maire d'Hesdin, office municipal : ni l'un ni l'autre n'anoblissait. Conte le donne entré au service comme ingénieur volontaire et ne lui connaît d'autre distinction que la croix de Saint-Louis, purement militaire ; aucun Varlet ne figure parmi les gentilshommes d'Artois convoqués aux assemblées de la noblesse en 1789.
Né à Saint-Omer en 1733, Varlet sert comme ingénieur militaire et parvient au grade de lieutenant-colonel du génie ; il est maire d'Hesdin lorsque s'ouvre la Révolution. Élu premier suppléant du Pas-de-Calais le 9 septembre 1792, il entre à la Convention dès l'ouverture de la session, Robespierre ayant opté pour Paris ; avant de partir il réunit la municipalité d'Hesdin et se démet de ses fonctions. Au procès du roi il conclut à la culpabilité, demande l'appel au peuple, réclame la réclusion pendant la guerre puis le bannissement perpétuel, et accorde le sursis. Accusé de royalisme par Duhem et par Robespierre jeune, décrété d'arrestation après sa protestation contre le 31 mai, il revient siéger en frimaire an III, passe au Conseil des Anciens, et meurt à Hesdin en 1811.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
réclusion pendant la guerre et bannissement perpétuel à la paix, sous peine de mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
oui