Les 749 · Var

Charles-Louis Antiboul

Département
Var
Naissance
20 mai 1752, à Saint-Tropez
Mort
31 octobre 1793, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Avocat à Saint-Tropez et juge seigneurial de Gassin de 1779 à 1791 : une charge exercée pour un seigneur, sans qualité nobiliaire propre.

Charles-Louis Antiboul naît à Saint-Tropez en 1752, y exerce comme avocat et tient la judicature seigneuriale de Gassin de 1779 à 1791. Après 1789, il entre à l'administration du Var, qui l'élit à la Convention le 6 septembre 1792 par 277 voix sur 470 votants, et se rapproche de la Gironde. Au procès, il refuse de se dire juge et ne se prononce que politiquement : il motive son vote de culpabilité, écarte l'appel au peuple, demande la détention comme mesure de sûreté générale et ne prend pas parti sur le sursis. Seul de sa députation à écarter la mort, il défend en février 1793 le Var contre l'accusation de fédéralisme. Commissaire en Corse, arrêté à Marseille, jugé avec les Girondins, Antiboul est guillotiné à Paris le 31 octobre 1793.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui motivé

    Classé : Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la détention, comme mesure de sûreté générale

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    ni oui, ni non

    Classé : Abstention

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleCharles-Louis AntiboulConte 1966, p. 184, 186, 393 · Fiche vérifiée le 18 août 2026