Les 749 · Somme

Charles-Antoine Hourier-Eloy

Département
Somme
Naissance
10 juin 1753, à Mailly-Maillet (Somme)
Mort
25 janvier 1849, à Mailly-Maillet (Somme)
Ordre en 1789
Tiers état — Attaché avant 1789 aux contributions directes et à l'enregistrement, d'après Conte (1966) : emploi de finance subalterne, sans état ecclésiastique ni qualité nobiliaire, et sa famille n'en porte aucune dans son acte de baptême.

Charles-Antoine Hourier-Eloy naît en 1753 à Mailly-Maillet, en Picardie, fils de Jean-Philippe Hourier et de Marie-Jeanne Delaunay, et sert avant 1789 aux contributions directes et à l'enregistrement. Élu le 9 septembre 1792 député de la Somme à la Convention, il voit son élection aussitôt révoquée au profit d'Hérault de Séchelles ; celui-ci ayant opté pour Seine-et-Oise, l'Assemblée valide son mandat le 1er octobre. Il prend place dans la Plaine. Au procès de Louis XVI, il déclare le roi coupable, rejette l'appel au peuple, vote la mort et refuse le sursis. Membre de la commission chargée d'examiner la conduite de Carrier, envoyé près l'armée navale de Toulon puis dans l'Aisne, il passe aux Cinq-Cents, administre l'enregistrement puis le Prytanée français, s'exile à Bruxelles après 1816 et meurt à Mailly en 1849.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : La mort, sans appel ni sursis. Les bancs hauts : le profil de vote le plus tranché contre le roi — refus de renvoyer le jugement au peuple, la mort, refus du sursis.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleCharles-Antoine Hourier-EloyConte 1966, p. 181, 388 · Fiche vérifiée le 18 août 2026