Bon-Jacques-Gabriel-Bernardin Ribet
- Département
- Manche
- Naissance
- 22 octobre 1746, à Néhou
- Mort
- 3 novembre 1809, à Paris
- Ordre en 1789
- Tiers état — Fils de Bon-Jacques Ribet, sieur des Crouttes, de la Becqueterie et du Hecquet, assesseur au bailliage de Saint-Sauveur-le-Vicomte, office de judicature du tiers ; lui-même négociant et armateur à Tourlaville, la qualité de sieur d'une terre n'emportant aucune noblesse.
Né à Néhou en 1746, fils d'un assesseur au bailliage de Saint-Sauveur-le-Vicomte, Ribet, que les sources nomment aussi Ribet de Rugneville, est négociant et armateur à Tourlaville lorsque éclate la Révolution. Administrateur du département, suppléant de la Manche à la Législative en 1791 sans être appelé à siéger, il est élu à la Convention en septembre 1792, le cinquième sur treize. Au procès du roi il conclut à la culpabilité, se prononce pour l'appel au peuple, puis vote la mort sous la réserve qu'elle ne soit exécutée qu'après l'expulsion de la race des Bourbons, et accorde le sursis. Le procès-verbal le range parmi les quatorze qui assortirent ainsi la mort d'un sursis. Réélu aux Anciens en l'an IV, il reprend ses affaires et meurt à Paris en 1809.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
La mort avec sursis jusqu'à l'expulsion des Bourbons
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Oui