Les 749 · Corrèze

Bernard-François Lidon

Département
Corrèze
Naissance
22 mars 1752, à Brive-la-Gaillarde, paroisse Saint-Martin
Mort
3 novembre 1793, à La Géronie, commune de Cublac (Corrèze)
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de François Lidon, marchand à Brive, et lui-même négociant dans cette ville : famille de la bourgeoisie marchande.

Né à Brive en 1752, fils du marchand François Lidon et de Jeanne Reynal, il est négociant dans sa ville. La Révolution le porte à la présidence du directoire de la Corrèze, qui l'envoie à la Convention en septembre 1792. Adversaire de la Montagne, il s'y heurte à Marat et Robespierre. Au procès du roi, il le juge coupable, demande l'appel au peuple, se prononce pour la mort en invitant l'Assemblée à retenir l'amendement de Mailhe, et refuse le sursis. Décrété d'arrestation le 2 juin 1793 avec les Girondins puis mis hors la loi, Lidon se cache à Bordeaux, puis en Périgord, enfin chez un ami notaire de Cublac ; cerné par les gendarmes, il échange des coups de feu et se tue à la Géronie le 3 novembre 1793.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort avec l'amendement de Mailhe tendant à examiner s'il est politique et utile de presser ou de retarder l'exécution

    Classé : La mort, avec l'amendement Mailhe

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleBernard-François LidonConte 1966, p. 241, 289, 436 · Fiche vérifiée le 19 août 2026