Benoît Lesterpt-Beauvais
- Département
- Haute-Vienne
- Naissance
- 22 août 1750, à Le Dorat
- Mort
- 31 octobre 1793, à Paris
- Ordre en 1789
- Tiers état — Fils de l'avocat François Lesterpt, avocat lui-même au Dorat et pourvu de l'office de rapporteur et certificateur des criées de la sénéchaussée de la Basse-Marche, il est élu en mars 1789 député du tiers état de cette sénéchaussée aux États généraux.
- États généraux de 1789
- Tiers état — Basse-Marche
Né au Dorat en 1750, fils de l'avocat François Lesterpt et de Dorothée Cœur de Roy, il exerce le barreau et tient l'office de rapporteur et certificateur des criées de la sénéchaussée de la Basse-Marche. En mars 1789, cette sénéchaussée l'élit député du tiers état aux États généraux, où il siège à gauche. Receveur du district du Dorat, il est envoyé par la Haute-Vienne à la Convention en septembre 1792. Proche des Girondins, Lesterpt-Beauvais tient Louis Capet pour coupable, écarte l'appel au peuple et opine à la mort, mais en subordonne l'exécution à une incursion ennemie. Envoyé le 30 mai 1793 surveiller la manufacture d'armes de Saint-Étienne, accusé de fédéralisme après la perte d'un dépôt de fusils, il est guillotiné le 31 octobre avec les députés girondins.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
La mort avec sursis jusqu'à l'époque où les ennemis feraient incursion sur le territoire ; et en cas de paix jusqu'à l'époque qui sera fixée par la Convention nationale, ou le Corps législatif
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Oui