Les 749 · Paris

Lucie-Simplice-Camille-Benoît Desmoulins

Portrait de Lucie-Simplice-Camille-Benoît Desmoulins
Unidentified painter · Public domain · Wikimedia Commons
Département
Paris
Naissance
2 mars 1760, à Guise
Mort
5 avril 1794, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Fils d'un avocat picard devenu lieutenant général au bailliage de Guise en 1768, office de judicature subalterne qui n'anoblissait pas ; la seigneurie de Bucquoy que tenait son père ne confère aucune noblesse.

Camille Desmoulins naît à Guise en mars 1760, fils d'un lieutenant général au bailliage de la ville. Boursier au collège Louis-le-Grand, condisciple de Robespierre, il prête serment d'avocat au parlement de Paris en 1785 mais plaide peu. Sa harangue du Palais-Royal du 12 juillet 1789 et son journal les Révolutions de France et de Brabant le rendent célèbre. Secrétaire de Danton après le 10 août 1792, il est élu député de Paris à la Convention et siège à la Montagne. Au procès du roi, il le déclare coupable, écarte l'appel au peuple sans le motiver, vote la mort en des termes qui font scandale, plusieurs députés demandant son rappel à l'ordre, et refuse le sursis. Auteur du Vieux Cordelier, il rompt avec Robespierre et est guillotiné le 5 avril 1794.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non motivé

    Classé : Non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : La mort, sans appel ni sursis. Les bancs hauts : le profil de vote le plus tranché contre le roi — refus de renvoyer le jugement au peuple, la mort, refus du sursis.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleCamille DesmoulinsConte 1966, p. 120-121, 350 · Fiche vérifiée le 19 août 2026