Les 749 · Aisne

Augustin-François Bouchereau

Département
Aisne
Naissance
28 août 1756, à Châtillon-sur-Indre
Mort
23 janvier 1841, à Chauny
Ordre en 1789
Tiers état — Fils d'un notaire royal, clerc de procureur puis commis archiviste et secrétaire du district de Chauny : roture d'office, sans noblesse ni cléricature.

Augustin-François Bouchereau naît en 1756 à Châtillon-sur-Indre, fils d'un notaire royal. Ancien clerc de procureur établi à Chauny, il y est commis archiviste et secrétaire du district, et capitaine de la milice nationale. Deuxième suppléant de l'Aisne en septembre 1792, il prend séance le 8 novembre à la place de Thomas Paine, qui a opté pour le Pas-de-Calais, le premier suppléant ayant refusé de siéger. Au procès de Louis XVI, il déclare le roi coupable, écarte l'appel au peuple, vote la mort assortie d'un sursis dont la Convention fixerait le terme, et se prononce ensuite pour le sursis. Chargé plusieurs années de l'approvisionnement de Paris en bois, puis conseiller de préfecture, il est nommé juge de paix de Chauny sous le Consulat et l'est encore à sa mort, en 1841.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    La mort avec un sursis qui sera déterminé par la Convention

    Classé : La mort, sous condition ou avec sursis

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Oui

Profil de vote : Profils mixtes. Le centre : la mort sans condition mais oui à l'appel au peuple, la mort refusée à l'appel mais assortie d'un sursis, la mort sous condition… les combinaisons que ni l'un ni l'autre bord ne revendique. Nul n'y a voté contre la mort — ceux-là ont désormais leur propre profil.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleAugustin BouchereauConte 1966, p. 204, 289, 406 · Fiche vérifiée le 18 août 2026