Jean-André-Antoine Moltedo
- Département
- Corse
- Naissance
- 14 août 1751, à Vico (Corse, alors République de Gênes)
- Mort
- 29 août 1829, à Vico (Corse)
- Ordre en 1789
- Clergé — Entré dans les ordres avant la Révolution, chanoine puis vicaire général en Corse ; Guiffrey le range parmi les onze vicaires épiscopaux siégeant à la Convention, et Arthur Conte le dit vicaire de l'évêque d'Ajaccio.
Né en 1751 à Vico, alors sous domination génoise, Moltedo embrassa l'état ecclésiastique et fut chanoine, puis vicaire de l'évêque d'Ajaccio. Rallié au nouveau régime, il entra en 1791 à l'administration du département, qui l'envoya l'année suivante siéger à la Convention, dernier des six élus de la Corse, et il y travailla au comité de la marine. Au procès de Louis XVI il reconnut la culpabilité, écarta l'appel au peuple et se prononça pour la détention pendant la guerre ; malade, il ne parut pas au scrutin sur le sursis. Élu aux Cinq-Cents, il y défendit les Corses ayant fui la domination anglaise, puis fut vice-consul à Savone, administra les droits réunis des Alpes-Maritimes et siégea au tribunal d'appel d'Ajaccio. Il mourut à Vico en 1829.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
Détention pendant la guerre
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
malade