Les 749 · Corse

Jean-André-Antoine Moltedo

Département
Corse
Naissance
14 août 1751, à Vico (Corse, alors République de Gênes)
Mort
29 août 1829, à Vico (Corse)
Ordre en 1789
Clergé — Entré dans les ordres avant la Révolution, chanoine puis vicaire général en Corse ; Guiffrey le range parmi les onze vicaires épiscopaux siégeant à la Convention, et Arthur Conte le dit vicaire de l'évêque d'Ajaccio.

Né en 1751 à Vico, alors sous domination génoise, Moltedo embrassa l'état ecclésiastique et fut chanoine, puis vicaire de l'évêque d'Ajaccio. Rallié au nouveau régime, il entra en 1791 à l'administration du département, qui l'envoya l'année suivante siéger à la Convention, dernier des six élus de la Corse, et il y travailla au comité de la marine. Au procès de Louis XVI il reconnut la culpabilité, écarta l'appel au peuple et se prononça pour la détention pendant la guerre ; malade, il ne parut pas au scrutin sur le sursis. Élu aux Cinq-Cents, il y défendit les Corses ayant fui la domination anglaise, puis fut vice-consul à Savone, administra les droits réunis des Alpes-Maritimes et siégea au tribunal d'appel d'Ajaccio. Il mourut à Vico en 1829.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    Détention pendant la guerre

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    malade

    Classé : Absent

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJean André Moltedoarchive.orgarchive.orgConte 1966, p. 244, 437 · Fiche vérifiée le 19 août 2026