Les 749 · Seine-Inférieure

Antoine-Louis Albitte l'aîné

Département
Seine-Inférieure
Naissance
30 décembre 1761, à Dieppe
Mort
25 décembre 1812, à Raseiniai
Ordre en 1789
Tiers état — Avocat à Dieppe en 1789, issu de la bourgeoisie de la ville ; les qualités de sieur d'Orival et de garde du corps du roi portées par son père n'emportaient pas noblesse, et Conte ne le connaît lui-même que comme avocat dieppois.

Né à Dieppe en 1761, Antoine-Louis Albitte, formé chez les oratoriens de sa ville, exerce comme avocat jusqu'à la Révolution. Administrateur local, la Seine-Inférieure l'élit à l'Assemblée législative, où il siège à gauche, met en cause les ministres Narbonne et Bertrand de Molleville et fait démolir les fortifications des villes de l'intérieur. Réélu premier de son département à la Convention en septembre 1792, il rejoint la Montagne : il vote la culpabilité, écarte l'appel au peuple, opine pour la mort et refuse le sursis. Envoyé en mission dans les Alpes, à Lyon, à Marseille et à Toulon, il y conduit une politique de déchristianisation. Décrété d'arrestation en 1795, amnistié, maire de Dieppe en 1796, il devient sous-inspecteur aux revues et meurt en Lituanie pendant la retraite de Russie.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : La mort, sans appel ni sursis. Les bancs hauts : le profil de vote le plus tranché contre le roi — refus de renvoyer le jugement au peuple, la mort, refus du sursis.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleAntoine-Louis AlbitteConte 1966, p. 175, 383 · Fiche vérifiée le 18 août 2026