Antoine-Louis Albitte l'aîné
- Département
- Seine-Inférieure
- Naissance
- 30 décembre 1761, à Dieppe
- Mort
- 25 décembre 1812, à Raseiniai
- Ordre en 1789
- Tiers état — Avocat à Dieppe en 1789, issu de la bourgeoisie de la ville ; les qualités de sieur d'Orival et de garde du corps du roi portées par son père n'emportaient pas noblesse, et Conte ne le connaît lui-même que comme avocat dieppois.
Né à Dieppe en 1761, Antoine-Louis Albitte, formé chez les oratoriens de sa ville, exerce comme avocat jusqu'à la Révolution. Administrateur local, la Seine-Inférieure l'élit à l'Assemblée législative, où il siège à gauche, met en cause les ministres Narbonne et Bertrand de Molleville et fait démolir les fortifications des villes de l'intérieur. Réélu premier de son département à la Convention en septembre 1792, il rejoint la Montagne : il vote la culpabilité, écarte l'appel au peuple, opine pour la mort et refuse le sursis. Envoyé en mission dans les Alpes, à Lyon, à Marseille et à Toulon, il y conduit une politique de déchristianisation. Décrété d'arrestation en 1795, amnistié, maire de Dieppe en 1796, il devient sous-inspecteur aux revues et meurt en Lituanie pendant la retraite de Russie.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
non