Antoine-Joseph Gorsas

- Département
- Seine-et-Oise
- Naissance
- 24 mars 1752, à Limoges
- Mort
- 7 octobre 1793, à Paris
- Ordre en 1789
- Tiers état — Fils de Jean-Baptiste Gorsas, cordonnier à Limoges ; destiné à l'état ecclésiastique, il refusa d'entrer dans les ordres et vécut de l'enseignement puis de sa plume, ce que l'ouvrage de 1966 confirme.
Né à Limoges en 1752, fils d'un cordonnier, Gorsas se déroba à l'état ecclésiastique qu'on lui destinait. Précepteur, puis maître d'une maison d'éducation à Versailles, il publia des satires qui lui valurent de puissants ennemis et la prison. La convocation des États généraux en fit un journaliste : son Courrier de Versailles, devenu Courrier des quatre-vingt-trois départements, attaqua la cour. Élu en septembre 1792 par l'Orne et par Seine-et-Oise, il opta pour ce dernier. Secrétaire de l'Assemblée, il dépouilla une partie de l'appel nominal, où il jugea le roi coupable, réclama l'appel au peuple, conclut à la détention puis au bannissement perpétuel, et refusa le sursis. Proscrit avec les Girondins et mis hors la loi, il fut repris à Paris et guillotiné le 7 octobre 1793, premier conventionnel exécuté.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
détention pendant la guerre et bannissement perpétuel à la paix
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
non