Les 749 · Pas-de-Calais

Antoine-Guillain Magniez

Département
Pas-de-Calais
Naissance
14 décembre 1738, à Moislains (Somme)
Mort
7 novembre 1823, à Bertincourt (Pas-de-Calais)
Ordre en 1789
Tiers état — Fils d'Antoine Magniez, laboureur, et de Marie Foucquet ; lui-même propriétaire-cultivateur à Bertincourt, sans charge anoblissante ni état ecclésiastique.

Né en 1738 à Moislains, dans la généralité d'Amiens, d'un laboureur et de Marie Foucquet, Antoine-Guillain Magniez exploitait avant la Révolution ses terres de Bertincourt, en Artois, où il vivait en propriétaire-cultivateur. Rallié aux idées nouvelles, il devient en 1790 administrateur du district de Bapaume, puis le Pas-de-Calais l'envoie à la Convention en septembre 1792, dixième sur onze. Il y siège près de la Gironde : au procès du roi il le déclare coupable, demande l'appel au peuple, se prononce pour la détention pendant la guerre suivie du bannissement à la paix, et accorde le sursis. Arrêté chez lui le 22 juin 1793 et remplacé par Joseph Le Bon, il est réintégré après thermidor et meurt à Bertincourt en 1823.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    détention pendant la guerre et bannissement à la paix

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

Ce qui reste incertain

  • Prénoms : le cadre d'état civil de Sycomore, qui reprend l'en-tête de Robert & Cougny, écrit Antoine, Guislain ; la liste officielle des députés des Archives parlementaires (tome 52) et Wikipédia écrivent Antoine-Guillain. La graphie importée a été retenue parce qu'elle est celle de la liste électorale.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleGallica, BnFAntoine-Guillain Magniez · Fiche vérifiée le 18 août 2026