André-François Laurence
- Département
- Manche
- Naissance
- 17 décembre 1762, à Villedieu-les-Poêles
- Mort
- 22 février 1823, à Noyarey (Isère)
- Ordre en 1789
- Tiers état — Fils de Pierre Laurence, dinandier à Villedieu — Arthur Conte dit chaudronnier, ce qui revient au même métier —, et reçu avocat au parlement de Paris en 1787 : roturier.
Fils d'un dinandier de Villedieu, où il naquit en 1762, André-François Laurence fut reçu avocat au parlement de Paris en 1787 et administrait la Manche quand ce département l'envoya à la Convention en septembre 1792. Au procès, il tint le roi pour coupable, accepta l'appel au peuple, déclara que Louis avait mérité la mort mais subordonna l'exécution à la conduite de l'Espagne et de l'Autriche, puis vota le sursis. En mission dans le Gers, le Tarn et la Haute-Garonne, il épousa la fille du marquis Caulet de Grammont. Lié aux Girondins, il protesta contre le 31 mai et resta quatorze mois à la Force. Rappelé en frimaire an III, il siégea aux Cinq-Cents, puis se retira dans les terres de son beau-père, en Isère, où il mourut en 1823.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
La mort avec sursis tant que l'Espagne ne déclarera pas la guerre, et jusqu'à ce que l'Allemagne nous ait donné une paix honorable
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Oui