Les 749 · Aisne

André Dupin de Beaumont

Portrait de André Dupin de Beaumont
Passepresent · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons
Département
Aisne
Naissance
mars 1744, à Paris, paroisse Saint-Paul
Mort
18 novembre 1833, à Marcinelle, près de Fleurus
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de Jean-Jacques Dupin, procureur au parlement de Paris, office qui ne conférait pas la noblesse ; employé de la Ferme générale, « sieur de Beaumont » n'étant qu'un nom de terre, et Conte 1966 (p. 204) ne lui connaît lui non plus d'autre état que celui d'ancien employé d'un fermier général.

André-Siméon-Olivier Dupin naît à Paris en mars 1744, d'un procureur au parlement dont il hérite en 1766 un hôtel particulier ; il porte le nom de terre de Beaumont. Employé de la Ferme générale, contrôleur des fermes à Saint-Flour puis dans le Soissonnais, il n'a en 1789 aucun passé politique. L'Aisne l'élit pourtant douzième et dernier à la Convention en septembre 1792. Au procès du roi, il le déclare coupable, rejette l'appel au peuple, demande la peine la plus grave après la mort et, sommé de dire laquelle, désigne les fers ; il refuse le sursis. Rapporteur des comptes des fermiers généraux, il porte l'accusation qui en mène vingt-huit à l'échafaud, dont Lavoisier ; emprisonné en thermidor an III puis amnistié, il meurt en Belgique en 1833.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    La peine la plus grave après la mort

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Non

Profil de vote : Contre la mort, sans appel. Ils ont refusé de renvoyer le jugement au peuple, puis refusé de tuer : ils tenaient la Convention pour compétente à juger le roi, non pour le faire mourir. Ce n'est ni la position de la Montagne, ni celle des appelants.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleAndré Dupin de BeaumontConte 1966, p. 204, 406 · Fiche vérifiée le 19 août 2026