Les 749 · Finistère

Alain Bohan

Département
Finistère
Naissance
1750, à Hanvec
Mort
26 février 1814, à Rennes
Ordre en 1789
Tiers état — Avocat consultant en Cornouaille avant 1789, devenu juge du district de Châteaulin ; aucune noblesse ni état ecclésiastique dans les sources consultées, Conte le donnant lui aussi pour avocat.

Alain Bohan naît en 1750 à Hanvec, en basse Bretagne. Avocat consultant avant la Révolution, il devient juge au tribunal du district de Châteaulin, d'où le Finistère l'envoie à l'Assemblée législative en 1791, puis le porte en tête de ses huit élus à la Convention en septembre 1792. Il y siège avec les Girondins. Premier appelé de son département, il vote la culpabilité, réclame l'appel au peuple, opine pour la mort et demande le sursis. Signataire de la protestation contre les journées de mai et juin 1793, décrété d'accusation en octobre parmi les soixante-treize, il est enfermé à la Force puis aux Carmes, et réintégré à la fin de 1794. Élu au Conseil des Cinq-Cents, il se retire après le 18 brumaire et meurt à Rennes en 1814.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Profils mixtes. Le centre : la mort sans condition mais oui à l'appel au peuple, la mort refusée à l'appel mais assortie d'un sursis, la mort sous condition… les combinaisons que ni l'un ni l'autre bord ne revendique. Nul n'y a voté contre la mort — ceux-là ont désormais leur propre profil.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleAlain BohanConte 1966, p. 273, 454 · Fiche vérifiée le 18 août 2026