Les 749 · Ardèche

Simon-Joseph Coren-Fustier

Département
Ardèche
Naissance
27 avril 1747, à Les Vans
Mort
26 février 1823, à Chambonas
Ordre en 1789
Tiers état — Avocat au parlement de Toulouse en 1771, puis juge aux Vans à partir de 1777 : deux états roturiers, sans charge anoblissante.

Simon-Joseph Coren-Fustier naît en 1747 aux Vans, en Vivarais. Reçu avocat au parlement de Toulouse en 1771, il devient juge aux Vans en 1777. La Révolution, dont il n'épouse que les principes modérés, le fait juge de paix puis administrateur de l'Ardèche, qui l'envoie le dernier de sept à la Convention en septembre 1792. Il siège dans la Plaine et réclame très tôt que la nation entière soit consultée sur le sort du roi. Au procès, il reconnaît la culpabilité en la motivant, vote l'appel au peuple, refuse la mort au profit d'une réclusion suivie du bannissement perpétuel, et accorde le sursis. Adversaire des Jacobins, accusateur de Bourbotte, il passe ensuite au Conseil des Anciens, où il défend les proscrits royalistes. Il meurt à Chambonas en 1823.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui motivé

    Classé : Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    Réclusion jusqu'à ce que le gouvernement républicain de la France soit reconnu, puis bannissement à perpétuité, sous peine de mort

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

Ce qui reste incertain

  • La fiche Sycomore se contredit sur la date de deces : son en-tête porte le 26 février 1823, comme Wikipédia et Wikidata, tandis que le texte de Robert et Cougny qu'elle reproduit écrit le 28 février.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleSimon Joseph Coren-Fustier · Fiche vérifiée le 18 août 2026