Pierre-Joseph-Didier Boissieu
- Département
- Isère
- Naissance
- 15 mars 1754, à Saint-Marcellin
- Mort
- 23 novembre 1812, à Saint-Marcellin
- Ordre en 1789
- Tiers état — Avocat et lieutenant de police au bailliage de Saint-Marcellin, fils d'un docteur en médecine consul de la ville ; la particule portée par la famille ne recouvre aucune noblesse établie.
Pierre-Joseph-Didier Boissieu naît en 1754 à Saint-Marcellin, dans une famille dauphinoise de médecins et d'hommes de loi ; son frère cadet accompagnera La Pérouse comme naturaliste. Avocat et lieutenant de police au bailliage de sa ville, il est élu suppléant de l'Isère à l'Assemblée législative en 1791, puis siège à la Convention à partir de septembre 1792, parmi les modérés de la Plaine. Au procès, il déclare le roi coupable, se partage sur l'appel au peuple, demande la réclusion pendant la guerre suivie du bannissement, et refuse le sursis. Il vote ensuite la mise en accusation de Marat. Élu aux Cinq-Cents en 1795, il démissionne aussitôt, devient conseiller d'arrondissement et meurt dans sa ville natale en 1812.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
comme juge non, comme législateur oui (le non sera retenu)
Quelle peine sera infligée à Louis ?
réclusion pendant la guerre et bannissement à la paix
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
non
Ce qui reste incertain
- Aucune source généalogique n'a pu être consultée sur la famille de Boissieu de Saint-Marcellin : les notices la présentent comme une famille bourgeoise de robe et de médecine, sans confirmer ni infirmer une noblesse.