Pierre-Claude Nioche

- Département
- Indre-et-Loire
- Naissance
- 26 janvier 1751, à Azay-le-Ferron (Berry, aujourd'hui Indre)
- Mort
- 13 mai 1828, à Paris
- Ordre en 1789
- Tiers état — Avocat à Loches, élu en mars 1789 député du tiers état par le bailliage de Touraine, où la liste officielle le range parmi les députés des communes.
- États généraux de 1789
- Tiers état — Touraine
Né en 1751 à Azay-le-Ferron, en Berry, Nioche est avocat au bailliage de Loches et sert dans la maîtrise particulière des eaux et forêts. Le bailliage de Touraine l'élit en mars 1789 député du tiers état ; il prête le serment du Jeu de paume et siège à gauche de la Constituante. Juge au tribunal de Loches, il est envoyé par l'Indre-et-Loire à la Convention en septembre 1792. Au procès du roi, il tient que l'assemblée n'a plus qu'à appliquer la loi : il déclare Louis coupable, rejette l'appel au peuple, vote la mort et refuse le sursis. Représentant en mission aux armées des Alpes puis dans le Midi, il siège ensuite aux Anciens. Exilé en 1816 comme régicide, il meurt à Paris en 1828.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
non motivé
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
non
Ce qui reste incertain
- Robert et Cougny qualifient son père, Pierre Nicolas Nioche, d'écuyer, terme réservé à la noblesse. La liste officielle des députés de 1789 (Archives parlementaires, tome 8) le porte pour sa part comme avocat à Loches, parmi les députés des communes de Touraine, et rien d'autre n'a été trouvé pour départager une qualification usurpée par un officier de justice d'une petite noblesse de robe. Le classement retenu suit son élection dans le tiers état.