Mathieu-Nicolas Bertucat
- Département
- Saône-et-Loire
- Naissance
- 7 octobre 1746, à Digoin
- Mort
- 15 décembre 1814, à Paray-le-Monial
- Ordre en 1789
- Tiers état — Fils de Nicolas Bertucat, docteur en médecine, et de Marie Gay ; aucune noblesse ni état ecclésiastique attestés.
Mathieu-Nicolas Bertucat naît en 1746 à Digoin, fils d'un docteur en médecine. Élu maire de Paray-le-Monial en novembre 1790, candidat malheureux à la Législative l'année suivante, il est envoyé par la Saône-et-Loire à la Convention en septembre 1792 et siège au Marais. Au procès du roi, il vote la culpabilité, réclame l'appel au peuple, demande la détention perpétuelle au nom du maintien de la souveraineté populaire, et accorde le sursis. Une erreur de procès-verbal le fit d'abord figurer parmi ceux qui avaient opiné pour la mort ; la vérification conduite en 1816 rétablit son vote et lui épargna le bannissement des régicides. Il occupe ensuite des fonctions administratives sous le Directoire et meurt à Paray-le-Monial en 1814.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
Détention perpétuelle
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Oui
Ce qui reste incertain
- Son métier avant 1789 n'est indiqué par aucune des sources consultées : sa carrière n'est documentée qu'à partir de son élection à la mairie de Paray-le-Monial en novembre 1790.