Les 749 · Yonne

Louis Turreau-Linières

Département
Yonne
Naissance
18 septembre 1761, à Évreux (Eure)
Mort
7 avril 1797, à Coni, Piémont
Ordre en 1789
Tiers état — Fils d'un receveur des domaines d'Évreux, d'une famille d'officiers royaux dont le privilège tenait aux charges : le grand-père du général son cousin était huissier-audiencier, et Linières comme Garambouville ne sont que des noms de terre.

Né à Évreux en 1761, fils d'un receveur des domaines et cousin du futur général des colonnes infernales, Turreau-Linières s'engagea quelques années comme soldat avant d'acheter son congé. Il épousa en août 1789 la veuve du président Davout, s'établit près de Tonnerre, devint administrateur de l'Yonne en 1790 et suppléant à l'Assemblée législative, où il ne siégea pas. Lié à Lepeletier de Saint-Fargeau, il fut élu député de l'Yonne à la Convention en septembre 1792, troisième sur neuf. Il siégea à la Montagne, déclara Louis coupable, refusa l'appel au peuple, motiva longuement son vote pour la mort et rejeta le sursis. Envoyé en mission dans l'Ouest, il y prescrivit des mesures d'une extrême rigueur. Commissaire à l'armée d'Italie, il mourut à Coni en 1797.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    Oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    Non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    La mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    Non

Profil de vote : La mort, sans appel ni sursis. Les bancs hauts : le profil de vote le plus tranché contre le roi — refus de renvoyer le jugement au peuple, la mort, refus du sursis.

Ce qui reste incertain

  • Le catalogue de La Roque et Barthélemy porte un Turreau de Linières, seigneur d'Averon, Garambouville, Saint-Martin-la-Campagne et Gadenvilliers, parmi ceux qui envoyèrent procuration à l'assemblée de la noblesse d'Évreux en 1789. Il s'agit du chef de la branche possédant les fiefs, non du conventionnel, et la lignée est décrite par ailleurs comme une famille d'officiers royaux ; le classement au tiers état reste donc discutable.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleLouis Turreauarchive.orgarchive.org · Fiche vérifiée le 18 août 2026