Les 749 · Haute-Garonne

Julien-Bernard-Dorothée Mazade-Percin

Département
Haute-Garonne
Naissance
28 mars 1750, à Montech
Mort
23 mai 1823, à Castelsarrasin
Ordre en 1789
Tiers état — Famille de juristes de Montech : aïeul avocat au parlement de Toulouse, père procureur du roi à Castelsarrasin et seigneur de Percin, charges sans effet anoblissant ; le nom ne figure ni au catalogue des gentilshommes d'Armagnac et de Quercy ni à celui de Languedoc convoqués en 1789.

Julien-Bernard-Dorothée Mazade-Percin naît à Montech en 1750 dans une famille de juristes : son aïeul est avocat au parlement de Toulouse, son père procureur du roi à Castelsarrasin. Reçu avocat en 1775, il fait carrière outre-mer comme procureur du roi à Bourbon, greffier en chef à l'Île de France, puis commissaire des colonies à Saint-Domingue. Rentré en France, commissaire du gouvernement près le tribunal de Castelsarrasin, il est élu dernier des douze députés de la Haute-Garonne à la Convention. Il siège à droite et, au procès du roi, le déclare coupable, demande l'appel au peuple et le sursis, et vote la réclusion perpétuelle. Secrétaire de la Convention, envoyé en mission sur les côtes de l'Océan, il passe aux Anciens, redevient juge et meurt à Castelsarrasin en 1823.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la réclusion perpétuelle

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    oui

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

Ce qui reste incertain

  • Ordre en 1789 : Sycomore et Wikipédia écrivent son nom de Mazade-Percin et font de son père le seigneur de Percin, mais aucune source consultée n'établit d'anoblissement, et Robert et Cougny ne lui donne aucune qualification nobiliaire. Une noblesse de robe toulousaine ne peut être formellement exclue.
  • Forme du nom : les sources consultées portent toutes la particule, de Mazade-Percin, que la donnée importée omet ; l'usage restant flottant, la forme importée n'a pas été modifiée.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJulien-Bernard-Dorothée Mazade-Percinarchive.org · Fiche vérifiée le 18 août 2026