Les 749 · Cantal

Joseph Mailhes

Département
Cantal
Naissance
1727, à Salers (Cantal)
Mort
1800, à Salers (Cantal)
Ordre en 1789
Tiers état — Homme de loi, avocat au parlement puis juge au tribunal du district de Mauriac siégeant à Salers : judicature élective de 1790, ni anoblissante ni ecclésiastique.

Homme de loi de Salers, dans la haute Auvergne, Joseph Mailhes y était avocat au parlement puis, sous la Révolution, juge au tribunal du district de Mauriac, qui tenait ses séances dans cette ville. Le 2 septembre 1792, l'assemblée électorale du Cantal réunie à Aurillac l'élut sixième député du département à la Convention nationale. Malade au moment de son élection, d'un âge avancé et peu disposé à se compromettre, il ne rejoignit jamais Paris : le décret du 4 décembre 1792 qui rappelait les députés à leur poste sous quinzaine le décida à démissionner, par une lettre du 9 reçue le 13 décembre. Le premier suppléant, Pierre Malhes, négociant à Aurillac, prit sa place. Son nom figure donc aux appels nominaux de janvier 1793 sans qu'aucun vote y soit inscrit.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    absent

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    absent

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    absent

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    absent

Profil de vote : Non-votants. En mission pour la Convention, malades, ou refusant de se prononcer : leur vote ne les situe pas, et ils sont figurés à part de l'hémicycle.

Ce qui reste incertain

  • Joseph Mailhes n'a pas de fiche propre dans la base Sycomore, n'ayant jamais siégé. Son existence et son mandat sont établis par la liste officielle des Archives parlementaires (tome 52, Cantal), qui le donne juge au tribunal de Salers et démissionnaire, par la notice Robert & Cougny de son remplaçant Pierre Malhes, qui le dit non acceptant, et par l'article de Jean Delmas, Une rectification à l'appel nominal dans le procès de Louis XVI (La Révolution française, 1894, t. 26, p. 53-56), établi sur le procès-verbal de l'assemblée électorale du Cantal et sur les registres du conseil du département.
  • Dates de naissance et de mort : 1727 et 1800, toutes deux à Salers, ne reposent que sur l'article de Wikipédia consacré à Pierre Malhes, qui les rapporte au fonds Jean Delmas des Archives départementales du Cantal. Aucune source consultée ne les confirme directement ; l'âge avancé signalé par Delmas en 1792 leur est compatible.
  • Orthographe du nom : les sources hésitent entre Mailhes, Malhes et Mailha. La liste des Archives parlementaires note en marge que, d'après le Dictionnaire des parlementaires, l'acte d'état civil de ces deux législateurs du Cantal porte la forme Mailha.
  • Date de la démission : la liste des Archives parlementaires la date du 6 octobre 1792, avec remplacement le 7 — date que Sycomore reprend pour l'entrée en fonction de Pierre Malhes. Delmas, travaillant sur les registres du département, établit au contraire une lettre du 9 décembre 1792 reçue le 13, Pierre Malhes n'arrivant à Paris qu'en janvier 1793.
  • Votes : les quatre absences relevées dans l'article source recouvrent deux hommes. Le procès-verbal du 15 janvier 1793 porte Mailhes absent pour cause de maladie, Joseph étant alors encore légalement député ; celui du 17 le porte absent sans cause, Pierre Malhes s'étant inscrit entre-temps.

SourcesGallica, BnFGallica, BnFSycomore, Assemblée nationaleJean-Pierre Malhes · Fiche vérifiée le 18 août 2026