Les 749 · Isère

Jean-Pierre-André Amar

Portrait de Jean-Pierre-André Amar
École française du XIXe siècle · Public domain · Wikimedia Commons
Département
Isère
Naissance
11 mai 1755, à Grenoble
Mort
21 décembre 1816, à Paris
Ordre en 1789
Noblesse — Issu d'une famille du Dauphiné anoblie par les offices, il avait acquis peu avant la Révolution une charge de trésorier de France, office conférant la noblesse.

Jean-Pierre-André Amar naît à Grenoble en 1755 dans une famille enrichie par les offices : son grand-père dirigeait la Monnaie de la ville, son père était avocat au parlement de Paris. Reçu avocat au parlement de Grenoble, il venait d'acquérir une charge de trésorier de France quand la Révolution éclate. Élu par l'Isère en septembre 1792, il siège à la Montagne et se signale par ses attaques contre les émigrés. Au procès de Louis XVI, il compte parmi les plus pressants : il vote la culpabilité, refuse l'appel au peuple, opine pour la mort et rejette le sursis. Rapporteur de la mise en accusation des Girondins, chargé de missions rigoureuses dans les départements, président de la Convention en avril 1794, il s'effacera ensuite et meurt à Paris en 1816.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : La mort, sans appel ni sursis. Les bancs hauts : le profil de vote le plus tranché contre le roi — refus de renvoyer le jugement au peuple, la mort, refus du sursis.

Ce qui reste incertain

  • Prénoms divergents : Jean-Pierre-André chez Wikipédia et dans le Dictionnaire historique de la Révolution française de Soboul, Jean-Baptiste-André sur la fiche Sycomore et dans le Dictionnaire des parlementaires. La donnée importée n'a donc pas été modifiée.
  • Le classement en noblesse repose sur la charge de trésorier de France acquise à la veille de 1789 et sur la mention d'une famille anoblie chez Wikipédia : le degré de cet anoblissement, personnel ou héréditaire, n'a pas pu être établi.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJean Pierre André Amar · Fiche vérifiée le 17 août 2026