Jean Julien
dit Julien de Toulouse
- Département
- Haute-Garonne
- Naissance
- 1 juillet 1750, à Saint-Laurent-d'Aigouze (Gard)
- Mort
- 17 décembre 1828, à Embrun (Hautes-Alpes)
- Ordre en 1789
- Tiers état — Ministre protestant à Toulouse à la veille de la Révolution : l'ordre du clergé des États généraux ne réunissait que le clergé catholique, et les réformés relevaient du tiers état.
Jean Julien, dit Julien de Toulouse, naquit en 1750 à Saint-Laurent-d'Aigouze, dans l'actuel Gard. De religion réformée, il était ministre protestant à Toulouse à la veille de la Révolution. Membre du directoire de la Haute-Garonne, il fut élu par ce département à la Convention en septembre 1792, cinquième de ses douze députés, siégea à la Montagne et fut secrétaire de l'Assemblée. Au procès du roi, il le jugea coupable, refusa l'appel au peuple et le sursis, et vota la mort au nom de sa conscience. Envoyé en mission à Orléans puis à Tours, il abdiqua ses fonctions pastorales en novembre 1793. Compromis dans la liquidation de la Compagnie des Indes et décrété d'accusation, il s'évada, gagna Turin comme avocat, et mourut à Embrun en 1828.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
non
Ce qui reste incertain
- Robert & Cougny ne donne que l'année 1750 ; le quantième du 1er juillet vient du cadre d'état civil de Sycomore et de Wikipédia, et n'a pas été recoupé sur un acte.
- Wikidata range curé parmi ses professions : le mot travestit l'état d'un pasteur réformé et a pu peser sur les classements antérieurs.
Corrections apportées
surnom—Julien de Toulouse