Les 749 · Creuse

Jean-François Guyès

Département
Creuse
Naissance
25 octobre 1761, à Aubusson (Creuse)
Mort
23 novembre 1793, à Paris
Ordre en 1789
Tiers état — Fils de Claude-Jean Guyès, avocat en parlement et président des gabelles, et de Marie-Anne Truffy du Meyniaud ; avocat à Aubusson, sans qualité nobiliaire dans l'acte de naissance cité par Robert & Cougny.

Né à Aubusson en 1761, Guyès était fils d'un avocat en parlement, président des gabelles. Avocat lui-même et administrateur du district d'Aubusson, il fut élu quatrième sur sept députés de la Creuse à l'Assemblée législative en septembre 1791, où il vota avec les plus avancés et se prononça pour la mise en accusation de La Fayette. Réélu au même rang à la Convention un an plus tard, il siégea à la Montagne. Au procès du roi, il le déclara coupable, accepta l'appel au peuple, vota la mort et refusa le sursis. Il se prononça ensuite contre la mise en accusation de Marat. Mort à Paris en novembre 1793, en cours de mandat, il fut remplacé par son suppléant.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : Profils mixtes. Le centre : la mort mais oui à l'appel au peuple, la détention mais non à l'appel, la mort assortie d'un sursis… les combinaisons que ni l'un ni l'autre bord ne revendique.

Ce qui reste incertain

  • La charge paternelle de président des gabelles n'a pas pu être identifiée précisément ; si elle relevait d'une cour souveraine et non d'un grenier à sel, le classement au tiers état serait à réexaminer.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJean-François Guyès · Fiche vérifiée le 18 août 2026