Jean-Bernard Albert l'aîné

- Département
- Haut-Rhin
- Naissance
- 2 octobre 1739, à Bouzonville
- Mort
- 15 juillet 1807, à Paris
- Ordre en 1789
- Noblesse — Secrétaire du roi en la chancellerie près le Conseil souverain d'Alsace depuis 1780, office qui confère la noblesse graduelle ; il est pourtant élu en 1789 suppléant du tiers état de Colmar et Sélestat.
- États généraux de 1789
- Tiers état — Colmar et Sélestat (élu suppléant, siège à partir d'octobre 1790)
Fils d'un avocat à la cour souveraine de Lorraine, bailli de Bouzonville, Jean-Bernard Albert y naît en 1739. Formé au droit à Strasbourg, il s'établit avocat à Colmar en 1765, devient notaire royal au Conseil souverain d'Alsace en 1770, secrétaire du roi en la chancellerie en 1780, puis membre de la chambre royale des consultations. Élu suppléant du tiers état en 1789, il siège à la Constituante à partir d'octobre 1790. Procureur-syndic du district de Colmar, il est envoyé à la Convention par le Haut-Rhin : il déclare Louis Capet coupable, réclame l'appel au peuple, se prononce pour la réclusion jusqu'à la paix suivie du bannissement et accorde le sursis. Il siège ensuite aux Cinq-Cents, aux Anciens et au Corps législatif, et meurt à Paris en 1807.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la réclusion jusqu'à la paix, le bannissement ensuite
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
oui
Ce qui reste incertain
- Le classement en noblesse repose sur sa charge de secrétaire du roi en la chancellerie (1780) : la noblesse attachée à cet office n'était que graduelle, et il fut néanmoins élu en 1789 dans l'ordre du tiers état, ce qui suggère que ses contemporains ne le tenaient pas pour noble.