Les 749 · Somme

Jean-Baptiste-Michel Saladin

Département
Somme
Naissance
10 octobre 1752, à Amiens
Mort
juillet 1812, à Conflans, commune de Charenton-le-Pont
Ordre en 1789
Tiers état — Fils d'un procureur du roi à Amiens, lui-même avocat au barreau de cette ville puis juge de district.

Né à Amiens en 1752, fils d'un procureur du roi, Jean-Baptiste-Michel Saladin était avocat au barreau de sa ville, puis juge au tribunal du district. La Somme l'élut à l'Assemblée législative en septembre 1791, où il siégea à gauche et présida un temps le club des Jacobins, puis le renvoya à la Convention un an plus tard, en tête de ses dix-huit élus. Membre du comité de sûreté générale, il fut envoyé en mission en Seine-Inférieure et dans la Somme pour hâter les levées. Ayant protesté contre l'arrestation des Girondins, il fut décrété d'accusation, compris parmi les soixante-treize, puis rappelé en décembre 1794. Rapporteur de l'accusation contre les anciens comités, porté sur la liste des déportés du 18 fructidor, il y échappa et mourut près de Charenton en 1812.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    non

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    la mort

    Classé : La mort, sans condition

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : La mort, sans appel ni sursis. Les bancs hauts : le profil de vote le plus tranché contre le roi — refus de renvoyer le jugement au peuple, la mort, refus du sursis.

Ce qui reste incertain

  • Les quatre votes portés sur la fiche sont contredits par toutes les sources consultées. Robert & Cougny citent sa réponse au troisième appel nominal en faveur de la réclusion pendant la guerre et du bannissement à la paix, et le disent favorable à l'appel au peuple comme au sursis ; la liste officielle des Archives parlementaires le porte parmi les députés exclus après le 31 mai 1793 et rappelés le 18 frimaire an III, c'est-à-dire parmi les soixante-treize protestataires. Les votes n'ont pas été touchés, mais ils demandent un arbitrage humain.
  • Date de deces incertaine : Sycomore et Robert & Cougny donnent le 30 juin 1812, Wikipédia et Wikidata le 1er juillet 1812, sans référence ni d'un côté ni de l'autre. Seul le mois est retenu.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleJean-Baptiste Michel SaladinGallica, BnF · Fiche vérifiée le 18 août 2026