Jean-Baptiste Boyer-Fonfrède

- Département
- Gironde
- Naissance
- 5 décembre 1760, à Bordeaux
- Mort
- 31 octobre 1793, à Paris
- Ordre en 1789
- Tiers état — Fils de Pierre Boyer-Fonfrède, l'un des principaux négociants de Bordeaux ; famille de commerce roturière, sans noblesse ni état ecclésiastique.
Jean-Baptiste Boyer-Fonfrède appartient à l'une des grandes maisons de négoce de Bordeaux : son père y arme des navires et possède des plantations à esclaves. Formé au commerce, il séjourne dans les Provinces-Unies, épouse en 1786 Jeanne-Justine Ducos et devient officier municipal de sa ville. La Gironde l'envoie à la Convention en septembre 1792 avec 408 voix. Orateur écouté du groupe girondin, il attaque Marat à plusieurs reprises et siège à la commission des Douze. Au procès, il vote la culpabilité, écarte l'appel au peuple, demande la mort et refuse le sursis. Mis en cause pour l'insurrection bordelaise, il est condamné par le Tribunal révolutionnaire et guillotiné à Paris le 31 octobre 1793.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
non
Ce qui reste incertain
- L'année de naissance est disputée : Sycomore, qui reprend le Dictionnaire des parlementaires, donne le 5 décembre 1765 et le dit exécuté à vingt-sept ans, tandis que les Wikipédia française et anglaise donnent le 5 décembre 1760. La date de 1760, conforme à la donnée importée, a été conservée faute d'acte de baptême consultable.