Jacques-Pierre Brissot de Warville

- Département
- Eure-et-Loir
- Naissance
- 15 janvier 1754, à Chartres
- Mort
- 31 octobre 1793, à Paris
- Ordre en 1789
- Tiers état — Treizième enfant de Guillaume Brissot, maître-traiteur et cuisinier à Chartres ; famille roturière, et lui-même homme de lettres et clerc de procureur.
Treizième enfant d'un maître-traiteur de Chartres, Jacques-Pierre Brissot naît en 1754 et adjoint en 1774 à son nom celui de Warville, tiré d'Ouarville, le village où il avait été mis en nourrice. Destiné au barreau, clerc chez un procureur à Paris, il se fait écrivain, traducteur et journaliste, publie une théorie des lois criminelles, séjourne en Angleterre et en Amérique, fonde la Société des amis des Noirs en 1788 puis le Patriote français. Député de la Seine à la Législative, il est élu par l'Eure-et-Loir à la Convention, où il devient la figure principale des Girondins. Au procès, il vote la culpabilité et l'appel au peuple, puis la mort différée jusqu'à la ratification de la Constitution. Arrêté en fuite, il est guillotiné le 31 octobre 1793.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
oui
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la mort avec sursis jusqu'après la ratification de la Constitution par le peuple
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
oui
Ce qui reste incertain
- Le patronyme est simplement Brissot : de Warville est une addition qu'il s'est donnée lui-même en 1774. La forme composée, celle de la liste des votes, a été laissée telle quelle.