Lucie-Simplice-Camille-Benoît Desmoulins

- Département
- Paris
- Naissance
- 2 mars 1760, à Guise
- Mort
- 5 avril 1794, à Paris
- Ordre en 1789
- Tiers état — Fils d'un avocat picard devenu lieutenant général au bailliage de Guise en 1768, office de judicature subalterne qui n'anoblissait pas ; la seigneurie de Bucquoy que tenait son père ne confère aucune noblesse.
Camille Desmoulins naît à Guise en mars 1760, fils d'un avocat picard devenu lieutenant général au bailliage de la ville. Boursier au collège Louis-le-Grand, condisciple de Robespierre, il prête serment d'avocat au parlement de Paris en 1785 mais plaide peu. Sa harangue du Palais-Royal, le 12 juillet 1789, et son journal les Révolutions de France et de Brabant le rendent célèbre. Secrétaire de Danton après le 10 août 1792, il est élu député de Paris à la Convention et siège à la Montagne. Au procès du roi, il le déclare coupable, écarte l'appel au peuple sans motiver son suffrage, vote la mort et refuse le sursis. Auteur du Vieux Cordelier, il réclame un comité de clémence, rompt avec Robespierre, et est guillotiné le 5 avril 1794.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
non motivé
Quelle peine sera infligée à Louis ?
la mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
non
Ce qui reste incertain
- Prénoms de baptême rétablis d'après l'acte du 3 mars 1760 à Guise cité par Wikipédia d'après Jules Claretie ; la page du registre paroissial manque à la collection numérisée des Archives de l'Aisne, l'acte n'a donc pas pu être vu directement.
- Robert et Cougny notent que le Moniteur ne rapporte pas son vote au deuxième appel nominal, celui de l'appel au peuple ; la fiche y porte un refus non motivé.
Corrections apportées
prenomsBenoît-CamilleLucie-Simplice-Camille-Benoît