Les 749 · Isère

André Réal

Portrait de André Réal
Alexandre Debelle · Public domain · Wikimedia Commons
Département
Isère
Naissance
10 novembre 1755, à Grenoble
Mort
18 octobre 1832, à Grenoble
Ordre en 1789
Tiers état — Avocat au parlement de Grenoble en 1789, fils de Jean Réal, trésorier receveur des émoluments du sceau à la chancellerie, office de finance qui ne conférait pas la noblesse ; aucun Réal ne paraît dans la convocation de la noblesse du Dauphiné.

Né à Grenoble en 1755, baptisé dans la paroisse Saint-Hugues, fils d'un officier de finance de la chancellerie, Réal est avocat au parlement de sa ville quand la Révolution commence. Président de l'administration du district de Grenoble en 1790, il est élu par l'Isère à la Convention en septembre 1792 et siège dans la Plaine. Au procès du roi il conclut à la culpabilité, puis, jugeant qu'un Louis vivant et flétri est moins dangereux qu'un Louis supplicié, demande la détention sauf à la commuer plus tard en bannissement perpétuel, et refuse le sursis. Lié aux Girondins, il échappe à la proscription, passe aux Cinq-Cents puis à la magistrature, et préside la cour impériale de Grenoble jusqu'en 1815. Il meurt dans sa ville natale en 1832.

Où tombe son vote sur la peine, parmi les 749

Ses quatre votes

  1. 1er appel nominal · 15 janvier 1793

    Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?

    oui

  2. 2e appel nominal · 15 janvier 1793

    Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?

    oui

  3. 3e appel nominal · 16 janvier 1793

    Quelle peine sera infligée à Louis ?

    détention pendant la guerre, sauf à commuer cette peine dans des temps plus calmes en un bannissement perpétuel

    Classé : Détention, réclusion ou bannissement

  4. 4e appel nominal · 19 janvier 1793

    Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?

    non

Profil de vote : Les appelants. Le vote pour l'appel au peuple est le marqueur des « appelants ». Combiné à une peine autre que la mort immédiate, il dessine la position que la Montagne reprochera à la Gironde.

Ce qui reste incertain

  • Le vote sur l'appel au peuple est contesté par la source de référence : Robert & Cougny écrit qu'il rejeta l'appel et lui prête au deuxième appel nominal la formule je vote pour non, alors que la Liste comparative des cinq appels nominaux imprimée en 1793 porte oui dans cette colonne, comme la fiche du site. Le vote affiché n'a pas été touché, mais la contradiction est réelle et mériterait le dépouillement des Archives parlementaires.

SourcesSycomore, Assemblée nationaleAndré RéalGallica, BnF · Fiche vérifiée le 18 août 2026