André Jeanbon Saint-André

- Département
- Lot
- Naissance
- 25 février 1749, à Montauban
- Mort
- 10 décembre 1813, à Mayence
- Ordre en 1789
- Tiers état — Pasteur réformé à Montauban depuis 1788, fils d'Antoine Jeanbon, foulonnier : l'ordre du clergé des États généraux ne réunissait que le clergé catholique, et les protestants relevaient du tiers état.
André Jeanbon, dit Jeanbon Saint-André, naquit en 1749 à Montauban, fils d'un foulonnier protestant. Retiré du collège des jésuites par son père calviniste, il fut capitaine dans la marine marchande, puis étudia la théologie à Lausanne et fut pasteur à Castres, enfin à Montauban dès 1788. Officier municipal en 1790, il fut élu par le Lot à la Convention en septembre 1792 et siégea à la Montagne : le roi coupable, il refusa l'appel au peuple et le sursis, et vota la mort. Président de la Convention en juillet 1793, membre du comité de salut public, il y prit en charge la marine et la réorganisa à Brest. Consul à Alger puis à Smyrne, retenu trois ans par les Turcs, il finit préfet à Mayence, où il mourut en 1813.
Ses quatre votes
Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d'attentats contre la sûreté générale de l'État ?
Oui
Le jugement de la Convention nationale contre Louis Capet sera-t-il soumis à la ratification du peuple ?
Non
Quelle peine sera infligée à Louis ?
La mort
Y aura-t-il un sursis à l'exécution du jugement de Louis Capet ?
Non
Ce qui reste incertain
- Le classement au tiers état d'un pasteur réformé est un choix de méthode : l'ordre du clergé de 1789 n'a réuni que le clergé catholique, et Jeanbon Saint-André n'y aurait pas eu de place.